Sherbrooke, 10 août 2016 – Abolie par le ministre Pierre Paradis lors de l’abrogation de l’article 18 du Règlement sur les fruits et les légumes frais le 4 août dernier, il n’est maintenant plus obligatoire pour les commerçants d’apposer la mention « Produit du Québec » sur les fruits et légumes québécois lorsqu’ils sont vendus en vrac dans les marchés ou les épiceries.

« Le système qui était déjà en place, malgré ses imperfections, fonctionnait relativement bien, d’expliquer David Beauvais, président de la relève agricole de l’Estrie. Il avait le mérite de garantir aux consommateurs qu’ils achetaient un produit d’ici, un produit québécois. »

Rappelons que l’achat local, comme le témoigne la croissance de l’achalandage dans les marchés publics depuis quelques années, est devenu un critère important pour de nombreux ménages québécois. La disparition de ce terme va inévitablement entraîner non seulement une réduction des ventes des producteurs québécois, mais aussi un climat d’incertitude chez les consommateurs déjà nombreux à recherche les produits d’ici.

« Abandonner le terme “Produit du Québec” pour se fier uniquement à la bonne volonté des commerçants, c’est se tirer dans le pied : les agriculteurs québécois font d’excellents produits, ils en sont fiers et les consommateurs aussi. Il faut remédier à la situation, et vite », d’insister David Beauvais, aussi jeune agriculteur de Magog.

À propos de la Fédération de la relève agricole du Québec et du Syndicat de la relève agricole de l’Estrie

Porte-parole de la relève, la FRAQ compte quelque 1 700 membres et 13 syndicats affiliés. Sa mission est de rassembler et défendre les intérêts des jeunes passionnés d’agriculture, d’améliorer les conditions d’établissement en agriculture et de travailler à une meilleure information et préparation de ces jeunes.

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Source et information :
Philippe Pagé
Coordonnateur interrégional
Fédération de la relève agricole du Québec
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