82e congrès annuel de la Fédération de l'UPA-Estrie

Sherbrooke, 15 octobre 2014 – La Fédération de l’UPA-Estrie tient aujourd’hui son 82e congrès annuel sous le thème de l’année internationale de l’agriculture familiale, telle que désignée par l’ONU pour 2014. Les 158 délégués sont réunis au Centre Julien-Ducharme de l’arrondissement Fleurimont à Sherbrooke.

Au Québec, environ 95 % des fermes sont la propriété de familles. Présent partout dans le monde sous différentes formes, ce système permet de garder les régions bien vivantes et d’occuper le territoire.

Néanmoins, l’accès aux terres pour la relève est une préoccupation. Différentes approches sont étudiées, mais leur mise en place et l’acceptation par l’ensemble des producteurs représentent un défi complexe.

« Gardons en tête qu’il vaut mieux privilégier une agriculture faite par des producteurs propriétaires plutôt que par des producteurs locataires. Notre travail consiste à nous assurer que les décisions futures respectent ce modèle », a déclaré François Bourassa, producteur laitier et acéricole de Valcourt et président de la Fédération de l’UPA-Estrie.

Dans son discours, François Bourassa a applaudi le fait que dans l’ensemble des productions en 2013-2014, les résultats économiques agricoles ont été et demeurent satisfaisants. Les prix de la viande se sont raffermis, ce qui aura finalement permis de moins intervenir dans les productions sous ASRA; laissant du même souffle des surplus de 500 millions de dollars à la Financière agricole du Québec (FADQ). Les prix peuvent toutefois varier à tout moment. Il a aussi rappelé que ces surplus proviennent des mesures de resserrement appliquées depuis quelques années. Il est donc inquiétant de constater que le budget de la FADQ subira une coupure de 20 %.

« Une des pires coupures tous ministères confondus! Les effets pervers provoqués par cette austérité généralisée ne peuvent que nuire à un secteur qui crée pourtant de la richesse et maintient des emplois dans toutes les régions » déplore François Bourassa.

Poursuivant sur la défense des intérêts des producteurs agricoles et forestiers, Pierre Lemieux, 1er vice-président de l’Union des producteurs agricoles, a tenu à rappeler les récents gains de l’Union aux délégués présents:

« Qu’il s’agisse de l’adoption de mesures pour pallier les coupes fédérales dans les programmes de gestion des risques, du nouveau Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection, du dépôt d’un projet de loi établissant des règles de relations du travail adaptées aux petites exploitations agricoles ou du dossier de la fiscalité agricole, ou de la signature d’une seconde révision de l’entente entre l’UPA et Hydro-Québec sur le passage des lignes de transport en milieux agricole et forestier, ces exemples ont tous une chose en commun : faire en sorte que les préoccupations et les attentes des producteurs soient entendues par les décideurs et se traduisent en réalisations concrètes. »

Sur la FADQ, Pierre Lemieux, producteur de lait, acéricole et forestier à Cap-Saint-Ignace, près de Montmagny, a réaffirmé la déception de l’Union face aux coupes de 113 millions $ dans le budget 2013-2014, mais a rappelé que des représentants de l’organisation participent au groupe de travail mandaté par le gouvernement pour proposer des ajustements aux programmes administrés par la FADQ. Des recommandations devraient être présentées d’ici la fin de l’automne.

Le bilan et les défis agricoles de l’Estrie

L’Estrie, comme la plupart des régions, fait face à la difficulté de garder des installations approuvées pour l’abattage multiespèces. Dans l’état actuel des choses, les marges de profit sont englouties dans les frais de transport. L’UPA-Estrie travaille présentement à trouver des solutions.

La dernière année fut celle de la naissance du Syndicat des producteurs de cultures commerciales de l’Estrie. La liste des dossiers et des sujets de discussion qui occupent ses membres est déjà bien remplie : sécurité du revenu, variation de prix, OGM, néonicotinoïdes, etc.

Deux Plans de développement de la zone agricole (PDZA) ont été complétés cette année dans les MRC des Sources et de Memphrémagog. Les MRC du Val-Saint-François et du Haut-Saint-François entreprennent quant à elles leurs travaux. La caractérisation du territoire – qui fournira des informations réelles au lieu de perceptions – mènera à des actions bénéfiques pour l’agriculture et pour toute l’économie des MRC. L’harmonisation récente des territoires des syndicats locaux de l’UPA aux territoires des MRC facilite cette démarche de concertation.

Élection au conseil exécutif

À noter que le poste de vice-président de la Fédération de l’UPA-Estrie est en élection. À la fermeture des mises en candidatures, le 6 octobre à 16 h 30, Réal Marcoux, producteur de bovins de Weedon et v.-p. sortant a été le seul à avoir déposé un bulletin de candidature. Il est donc élu par acclamation.

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Source et information :
Valéry Martin
Conseillère aux communications
Fédération de l'UPA-Estrie