Sherbrooke, 28 avril 2016 – Après deux ans d’un gouvernement libéral à Québec, les producteurs et productrices agricoles ne peuvent que constater que les dossiers qui touchent l’agriculture et l’agroalimentaire n’ont pas avancé. Pire, la plupart des actions entreprises vont dans le sens de réduire l’efficacité des outils que se sont donnés les producteurs et productrices agricoles afin d’organiser la production.

La nourriture n’est pas une marchandise comme les autres. Elle est périssable et soumise aux aléas de la météo; ce qui justifie l’intervention des États pour protéger et soutenir leur agriculture locale.

« Pourquoi oser s’en prendre ainsi au premier secteur manufacturier de l’économie québécoise? Le ministre Pierre Paradis dit défendre la gestion de l’offre et soutenir les producteurs de lait dans leur bataille contre l’entrée du lait diafiltré en dehors des règles douanières. Nous le remercions de son appui, mais ce dossier ne relève pas de lui » a déclaré François Bourassa, producteur laitier et acéricole de Valcourt et président de la Fédération de l’UPA-Estrie.

Ce qui relève du ministère de l’Agriculture et du Gouvernement du Québec ce sont :

  • les programmes de sécurité du revenu de la Financière agricole du Québec qui sont mal adaptés aux réalités du terrain;
  • les attentes de la filière acéricole déstabilisée à la suite du rapport Gagné et des délais dans les décisions de la Régie des marchés agricoles;
  • les défis de la relève auxquelles le rapport Pronovost n’a pas offert de solution pertinente;
  • les effets pervers des modifications à la taxation foncière agricole;
  • ainsi que la stratégie agroalimentaire du Québec qui n’a pas besoin d’un sommet sur l’alimentation pour prendre forme. Cela fait bientôt une décennie que l’agroalimentaire se fait trimbaler d’une consultation à l’autre. Pendant ce temps, nos concurrents agissent et prennent une avance qu’il sera difficile de rattraper.

« Il est regrettable que malgré notre offre de collaboration, le ministre Paradis n’utilise pas l’expertise développée par l’UPA et celle du réseau agroalimentaire pour travailler ensemble à la recherche de solutions durables. Tant le secteur agricole que le Gouvernement et les consommateurs y gagneraient » a conclu Marcel Groleau, producteur laitier de Thetford Mines et président de l’Union des producteurs agricoles.

Marcel Groleau et Charles-Félix Ross, nouveau directeur général de l’UPA, étaient de passage à l’Hôtel Le Président de Sherbrooke aujourd’hui pour rencontrer les membres du Conseil d’administration de la Fédération de l’UPA‑Estrie.

À propos de la Fédération de l’UPA-Estrie

La Fédération de l’UPA-Estrie regroupe et représente les 4 000 producteurs agricoles propriétaires des 2 700 fermes sur le territoire des sept MRC de l’Estrie. La Fédération de l’UPA-Estrie contribue à l’amélioration continue et durable de la qualité de vie de tous les producteurs agricoles et forestiers de l’Estrie, en agissant afin de promouvoir, défendre et développer leurs intérêts professionnels, économiques et sociaux. L’UPA est une organisation syndicale professionnelle, qui fonde sa raison d’être et son action sur les valeurs de respect de la personne, de solidarité, d’action collective, de justice sociale, d’équité et de démocratie.

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Source et information :
Valéry Martin
Conseillère aux communications
Fédération de l'UPA-Estrie
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