François Bourassa - Président de la Fédération de l’UPA-Estrie
François Bourassa
Président de la Fédération de l’UPA-Estrie

Éditorial paru dans La terre de chez nous en région et dans le bulletin Solidarité agricole

Bonjour productrices et producteurs,

J’espère que vous avez profité de l’hiver et su éviter les inconvénients des grands froids. La plupart des fédérations spécialisées tiennent leur assemblée générale en hiver. Il s’agit de la meilleure occasion pour vous informer et pour orienter les actions de vos représentants. Le taux de participation aux assemblées est variable et pourrait être amélioré. Ne laissez pas les autres s’occuper de VOS affaires.

Il n’y a actuellement aucune production aux prises avec une crise majeure de revenu ou de maladie. Il ne faut cependant jamais perdre de vue que ces situations sont souvent cycliques. C’est pourquoi, l’Union a accentué les pressions auprès des députés provinciaux. Les budgets du MAPAQ et de la Financière agricole doivent être maintenus!

Il faut constamment rappeler que l’agriculture et l’agroalimentaire demeurent des secteurs importants de création de richesse et d’emplois. Ces deux secteurs sont cependant vulnérables. Vous connaissez bien les vulnérabilités agricoles, pour celles de l’agroalimentaire, l’actualité se charge de nous les démontrer. Les difficultés de Savoura, des abattoirs et de certaines petites fromageries viennent rappeler l’importance d’avoir des filières en santé. Une chaîne est aussi forte que le plus faible de ses maillons. C’est vrai pour l’ensemble de l’économie du Québec.

Personne ne met en doute la nécessité d’atteindre le déficit zéro, mais la vitesse et la façon dont on s’y prend sont très discutables.
Si chaque consommateur devenait un citoyen responsable en augmentant ses achats locaux de quelques dollars par semaine, toute l’économie y gagnerait. La cohérence est toutefois difficile à maintenir. Prenons par exemple les gaz de schiste et les exploitations pétrolières : la très grande majorité des gens n’en veulent pas; surtout pas près de chez eux. Malgré cela, en 2014, il s’est vendu plus de VUS énergivores que d’autos.
En alimentation, c’est la même chose : on aime se dire « local » et « vert », mais le prix des tomates du Mexique – sûrement pas leur goût – est très convaincant. J’ose croire que vous, productrices et producteurs, vous montrez l’exemple en achetant des produits locaux et invitez vos proches et votre communauté à faire de même.

À la rencontre des producteurs

Il est essentiel que TOUTES les instances de l’Union mettent l’épaule à la roue et aillent rencontrer les productrices et les producteurs de l’Estrie. Des administratrices et des administrateurs, dont moi-même – il faut bien prêcher par l’exemple – ont déjà rencontré environ 20 % de nos membres. La réception est très bonne, merci de votre collaboration.

François Bourassa
Producteur laitier et acéricole de Valcourt
Président de la Fédération de l’UPA-Estrie