Sherbrooke, 11 novembre 2016 – Manif Estrie PCTFAPendant que plusieurs centaines d’agriculteurs des régions Centre-du-Québec, Estrie, Lanaudière, Mauricie et Montérégie manifestaient à Cowansville devant les bureaux du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), Pierre Paradis, plusieurs dizaines d’autres, des régions Capitale-Nationale – Côte-Nord et Chaudière-Appalaches, étaient à l’Assemblée nationale du Québec pour assister à l’interpellation du député de Berthier, André Villeneuve.

« On l’a bien vu durant l’interpellation, il est de plus en plus difficile, pour Pierre Paradis, de nier l’impact important des changements prévus au Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA). On a aussi vu le ras-le-bol des producteurs devant ses bureaux de Cowansville. L’Union des producteurs agricoles (UPA), avec l’appui de la Fédération des municipalités du Québec, demande au gouvernement du Québec de reporter d’un an cette réforme administrative et de réunir tous les intervenants concernés pour trouver des solutions durables », a déclaré à Cowansville le président général de l’UPA, Marcel Groleau. L’augmentation importante de la valeur du foncier agricole ces dernières années, a eu un impact majeur pour les producteurs et le PCTFA. Cet aspect doit être abordé dans le cadre d’une véritable réforme. Sinon, on passera à côté des véritables solutions, comme c’est le cas avec les changements envisagés actuellement.

Rappelons que le gouvernement du Québec a annoncé en mars dernier qu’il procéderait à une réforme administrative du PCTFA et qu’il en transférerait la gestion à Revenu Québec. Comment expliquer que le MAPAQ délaisse la gestion d’un des programmes les plus importants pour le monde agricole?

« Une fois les changements appliqués, l’impact représentera une hausse moyenne de 30 à 40 % de la facture pour plus de 80 % des producteurs au Québec. En Estrie, plus d’une centaine de simulations ont été effectuées avec les comptes de taxes fournis par des producteurs volontaires. Pour certains d’entre eux, on parle de plusieurs milliers de dollars supplémentaires. Des coûts qu’il est impossible de transférer au marché », a pour sa part déclaré François Bourassa, président de la Fédération de l’UPA-Estrie. Si le gouvernement du Québec va de l’avant avec cette réforme, les taxes foncières des agriculteurs québécois auront doublé, en moyenne, ces dix dernières années (et même plus dans les secteurs périurbains).

En point de presse à l’Assemblée nationale, le premier vice-président de l’UPA, Pierre Lemieux concluait : « Cette réforme administrative démontre encore une fois l’absence de considération du gouvernement québécois pour l’apport de l’agriculture à l’économie du Québec et des régions. Le Québec doit prendre exemple sur nos compétiteurs canadiens et internationaux et soutenir le secteur agricole par des programmes compétitifs qui favoriseront son potentiel de développement et les investissements ».

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Source et information :
Valéry Martin
Conseillère aux communications
Fédération de l'UPA-Estrie
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