Sherbrooke, le 28 septembre 2015 –La filière agroalimentaire québécoise craint le résultat des négociations du Partenariat transpacifique qui semble vouloir se conclure jeudi à Atlanta en Géorgie. Bien que le gouvernement fédéral se soit engagé à répétition à défendre la gestion de l’offre dans toutes les négociations commerciales, les producteurs de lait, d’œufs et de volailles, leurs partenaires, leurs employés, leurs familles et les régions rurales en général sont très inquiets des rumeurs de concessions qui circulent depuis vendredi soir.

En effet, selon CBC, le Canada s’apprêterait à faire aux Américains une concession de 10 % du marché canadien des produits laitiers.

En pleine campagne électorale fédérale, les candidats conservateurs invités à se prononcer sur l’engagement de leur parti de maintenir l’intégralité de la gestion de l’offre se défilent. Un seul candidat conservateur de l’Estrie a accepté de rencontrer l’UPA-Estrie le 11 septembre dernier alors que les autres partis avaient délégué trois ou quatre candidats chacun. Gustavo Labrador s’est ensuite désisté d’un débat organisé par le Syndicat de la relève agricole de l’Estrie prétextant des ennuis de santé à deux jours d’avis. Il a pourtant été vu bien portant dans l’intervalle lors d’un autre débat et sur le terrain. Qu’ont-ils à cacher?

En Estrie, on compte 548 entreprises laitières, 17 entreprises produisant de la volaille et 6 entreprises productrices d’œufs de consommation. Ces fermes représentent près du quart des fermes de l’Estrie et produisent la moitié des revenus agricoles de la région. (300 M$ de revenus pour ces 3 productions combinées, MAPAQ-Estrie 2013).

« Toutes ces entreprises sont sous la gestion de l’offre, un système qui offre à tous, tant les producteurs que les transformateurs, les distributeurs et les consommateurs, des prix stables, sans nécessiter de subventions. Porter atteinte à la gestion de l’offre, c’est menacer la rentabilité de milliers d’entreprises, de façons directes et indirectes, qui contribuent grandement au dynamisme de la région » a expliqué François Bourassa, producteur laitier et acéricole de Valcourt et président de la Fédération de l’UPA-Estrie.
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François Bourassa souhaite s’entretenir avec les représentants des médias afin de bien expliquer aux consommateurs-électeurs que le risque est grand en ce moment pour que le gouvernement – toujours en place malgré les élections – saborde un système qui compte pour 43 % des revenus agricoles du Québec.

Notons que les sept MRC de l’Estrie ont adopté une résolution appuyant la gestion de l’offre.

Pour plus d’information, consultez le site www.fortsetunis.ca ou le site de la Coalition GO5

À propos de la Fédération de l’UPA-Estrie

La Fédération de l’UPA-Estrie regroupe et représente les 4 000 producteurs agricoles propriétaires des 2 700 fermes sur le territoire des sept MRC de l’Estrie. La Fédération de l’UPA-Estrie contribue à l’amélioration continue et durable de la qualité de vie de tous les producteurs agricoles et forestiers de l’Estrie, en agissant afin de promouvoir, défendre et développer leurs intérêts professionnels, économiques et sociaux. L’UPA est une organisation syndicale professionnelle, qui fonde sa raison d’être et son action sur les valeurs de respect de la personne, de solidarité, d’action collective, de justice sociale, d’équité et de démocratie.