moutons

Lors du congrès régional de l’UCC du 26 septembre 1939, les agriculteurs présents votent une résolution afin que le gouvernement provincial rétablisse la prime pour l’abattage des ours. Ces derniers font de grands ravages parmi les troupeaux de moutons. À cette époque, on retrouvait de cinq à dix brebis sur une grande majorité de fermes.

Quatre ans plus tard, au cours d’une réunion du cercle paroissial de Saint-Malo, un agronome conseille aux membres présents de se lancer dans l’élevage du mouton. Durant son allocution, il mentionne que, pour combler les besoins du marché, il faudrait une production qui soit de 8 à 10 fois supérieure à celle qui existe alors. Les cultivateurs demeurent sourds à cet appel.

Durant quelques décennies, il y a peu de fermes spécialisées dans la production ovine sur le territoire couvert par l’UCC, puis par l’UPA en Estrie. Les revenus que certains producteurs obtiennent de la production d’agneaux sont faibles.

Durant les années 1970, le ministre de l’agriculture, M. Jean Garon, met en place une politique d’autosuffisance sous laquelle la production ovine prend de l’ampleur. Aux prises avec des problèmes de reconnaissance et de structures de production, les producteurs ovins de la région décident de se regrouper sous le nom de Syndicat de producteurs de moutons de l’Estrie le 22 décembre 1980. L’affiliation à la Fédération de l’UPA de Sherbrooke se déroule lors du congrès régional de 1981 puisque l’alliance avec cet organisme était une des conditions d’admissibilité à l’assurance-stabilisation.

En 1989, après deux ans d’efforts pour mettre en marché les agneaux de lait, légers et lourds ainsi que les brebis, un projet d’agence de vente électronique est mis en place. Après six mois d’opération, les producteurs et productrices votent en majorité pour l’abolir.

En décembre 1994, le Syndicat des producteurs de moutons de l’Estrie décide d’organiser, conjointement avec sa fédération, la mise en marché des produits ovins dans la région de l’Estrie, en commençant par la vente des agneaux de lait. Deux années plus tard, le syndicat élabore un projet pour la commercialisation des agneaux lourds. Des cours de découpe de la carcasse d’un agneau ainsi que des dégustations sont organisés. Afin d’identifier les agneaux qui proviennent de la région, un emballage ainsi qu’une appellation distincte doivent permettre aux consommateurs de les reconnaître facilement.

En 1996, le Syndicat des producteurs de moutons de l’Estrie tient le 1er Symposium international en production ovine. Plusieurs pays sont représentés au symposium.

En juin 2007, la Fédération des producteurs de moutons du Québec met en place une agence de vente provinciale pour les veaux lourds. Les producteurs de l’Estrie adhèrent à l’agence.

Pour plus d’information, visitez le site de la Fédération des producteurs d’agneaux et moutons du Québec.

Les administrateurs

Président

Marie-Antoine Roy 819 889-2729

Vice-présidents

Jean-Paul Haude (1er) 450 532-3776
Antoine Lieutenant (2e) 819 878-1140

Membres

Benjamin Caron 819 828-0151
Sacha Côté 819 238-6502
France Custeau 819 845-5934
Pascal Gagnon-Lalande 819 845-7962

Conseillère à la vie syndicale et secrétaire

Brigitte Tardif 819 346-8905, poste 140