Sherbrooke, 19 octobre 2021 – Une centaine de délégués producteurs et productrices agricoles se sont réunis en assemblée générale de la Fédération de l’UPA-Estrie à l’auberge Estrimont d’Orford aujourd’hui sur le thème : Nourrir l’humanité durablement. Il était aussi possible d’assister de façon virtuelle.

Michel Brien, président de la Fédération de l’UPA-Estrie

Félicitations au nouveau président

Michel Brien, producteur de lait et de foin de commerce à Racine a été élu par acclamation. Dans son message de remerciement, il a tenu à préciser les enjeux sur lesquels il compte travailler. En plus de la préservation du territoire agricole et du support visant à permettre une amélioration des techniques agroenvironnementales, Michel Brien s’intéresse à la pénurie de main-d’œuvre en général et aux travailleurs étrangers temporaires en particulier. « Lorsqu’on fait une demande pour un travailleur étranger; même pour un renouvellement de contrat après 10 ans avec le même travailleur; la règle impose l’affichage du poste au Centre local de main-d’œuvre pendant 2 semaines, puis, de formuler une demande pour une étude d’impacts sur le marché du travail (EIMT) ce qui prend 2 mois de plus. A-t-on vraiment besoin d’une étude quand toutes les entreprises et les commerces de tous les secteurs d’activité vivent une pénurie de main-d’œuvre? »

Hommage à François Bourassa

François Bourassa, producteur laitier et acéricole de Valcourt et président sortant de la Fédération de l’UPA-Estrie, avait annoncé en 2019 qu’il tirerait sa révérence à la fin de ce mandat. Il a été le président ayant œuvré le plus longtemps à ce poste. Il est aussi le seul président dont le grand-père l’a été avant lui (Rosario Bourassa, de 1956 à 1959). L’Assemblée lui a rendu un vibrant hommage marqué par la participation surprise de plusieurs personnalités. Toujours de bonne humeur, disponible et compétent, M. Bourassa n’aura laissé que de bons souvenirs à ceux qui l’ont côtoyé au sein des diverses instances de l’Union ou ailleurs depuis 35 ans.

Son action a toujours été motivée par la solidarité et la reconnaissance du milieu agricole et forestier. Parions qu’il continuera à défendre l’achat local bec et ongles en plus de plaider sans cesse pour une plus grande cohérence chez nos décideurs. « Pour produire, il faut préserver tous nos sols propices à l’agriculture. Fini le ciment et l’asphalte sur nos meilleures terres. Les villes et les municipalités doivent moins promettre et poser davantage de gestes concrets. Protéger le territoire agricole; c’est protéger l’autonomie alimentaire des prochaines générations. Administrateurs et citoyens doivent demeurer vigilants lorsque les municipalités veulent modifier des règlements si on veut que l’agriculture puisse se pratiquer durablement tout en permettant une cohabitation harmonieuse », s’est exprimé François Bourassa.

Marcel Groleau, producteur laitier à Thetford Mines et président général l’Union des producteurs agricoles a profité de sa participation au congrès régional pour parler du Mouvement international Nourrir l’humanité durablement, issu d’une initiative de la Coalition pour l’exception agricole et alimentaire. À cet égard, la pandémie de coronavirus a fait prendre conscience de la fragilité de notre système alimentaire et nutritionnel déjà bien vulnérable à travers le monde. Un retour à plus d’autonomie alimentaire est devenu, pour plusieurs États, une solution face à cette situation. La simple ouverture des marchés et la libéralisation du commerce ne répondent toutefois pas à ces attentes, et appliquent une logique purement économique aux denrées alimentaires, sans prendre en compte leurs impacts environnementaux et sociaux. Il est temps d’aborder ces enjeux globalement.

« Les activités agricoles et forestières sont pratiquées sur l’ensemble du territoire québécois. Elles assurent la vitalité économique et sociale des régions, sont indispensables à l’occupation dynamique du territoire et contribuent directement au maintien de milliers d’emplois. C’est pourquoi la protection du territoire et des activités agricoles sera un enjeu déterminant au cours de la prochaine année. Tout comme la gestion des risques d’entreprise et le soutien gouvernemental en agroenvironnement, plus particulièrement la rétribution des agriculteurs pour les biens et services environnementaux qu’ils rendent à la société. Les relations entre les grandes chaînes et leurs fournisseurs seront aussi à surveiller », a conclu Marcel Groleau qui terminera aussi son mandat en décembre au congrès général de l’UPA.

Résolutions ayant retenu l’attention

Parmi les sujets discutés, mentionnons la résolution amendée qui demande au gouvernement du Québec d’encadrer les municipalités quant à leur pouvoir de règlementation en matière de gestion des pesticides pour usage agricole biologique et conventionnel. Les 8 résolutions adoptées seront acheminées au congrès général de l’UPA qui aura lieu les 30 novembre, 1er et 2 décembre à Québec.

À propos de la Fédération de l’UPA-Estrie

La Fédération de l’UPA-Estrie regroupe et représente les 4 88 producteurs agricoles propriétaires des 2 778 fermes sur le territoire des sept MRC de l’Estrie. La Fédération de l’UPA-Estrie contribue à l’amélioration continue et durable de la qualité de vie de tous les producteurs agricoles et forestiers de l’Estrie, en agissant afin de promouvoir, défendre et développer leurs intérêts professionnels, économiques et sociaux. L’UPA est une organisation syndicale professionnelle, qui fonde sa raison d’être et son action sur les valeurs de respect de la personne, de solidarité, d’action collective, de justice sociale, d’équité et de démocratie.

 

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Source et information :
Valéry Martin
Conseillère aux communications
Fédération de l'UPA-Estrie
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